L’intelligence artificielle peut être définie comme un domaine de l’informatique dont le but est de recréer un équivalent technologique à l’intelligence humaine.

Comment fonctionne l’intelligence artificielle ?

Comment décrire le fonctionnement de l’intelligence artificielle ? Il existe deux approches méthodologiques différentes : le traitement des symboles et l’approche neuronale.

  1. L’intelligence artificielle symbolique représente les connaissances en question grâce à des symboles, et fonctionne avec ce que l’on appelle le traitement des symboles. L’intelligence artificielle symbolique implique un traitement des informations venant « du haut », et opère grâce à des symboles, des concepts abstraits, et des conclusions logiques.
  2. L’intelligence artificielle neuronale représente quant à elle le savoir sous forme de neurones artificielles, reliées entre elles et formant un réseau. L’IA neuronale fonctionne donc avec un traitement des informations venant d’« en bas » et simule des neurones individuels artificiels qui, rassemblés en différents groupes connectés, constituent un réseau de neurones artificiel.
Les avantages de l’intelligence artificielle

L’intelligence artificielle présente de nombreux avantages, concernant essentiellement le monde du travail, ses hautes performances et ses perspectives économiques intéressantes.

Les défenseurs des progrès technologiques mettent en avant les avantages de l’intelligence artificielle pour les domaines suivants :

  • Amélioration des conditions de travail : l’intelligence artificielle pourrait conduire à créer de nouveaux emplois intéressants, et contribuer à un regain économique. Les experts s’accordent à dire que ces technologies auront un impact majeur sur le marché du travail. Une commission de l’université de Stanford a réalisé une étude sur les perspectives de l’intelligence artificielle dans le futur : elle est parvenue à la conclusion qu’il est pour l’instant impossible de déterminer si les effets de l’intelligence artificielle pour le marché du travail seront positifs ou négatifs. Il est certain cependant que de plus en plus de personnes ne sont pas en mesure d’assurer leur subsistance uniquement grâce au travail. C’est pourquoi les défenseurs du revenu de base universel voient une grande opportunité dans l’intelligence artificielle. Le modèle du travail contre salaire pourrait en effet bientôt être dépassé grâce à l’intelligence artificielle, ce qui permettrait de gagner plus de temps libre.
  • Confort : les défenseurs de l’AI y voient également l’opportunité d’améliorer le confort quotidien grâce à de nombreuses innovations. Ceci s’applique par exemple aux voitures autonomes ou à des logiciels de traduction intelligents, qui représentent une charge de travail en moins pour les utilisateurs.
  • Performances exceptionnelles : l’intelligence artificielle présente également des avantages considérables concernant les performances, dans la mesure où elles présentent un taux d’erreur bien moins élevé que le taux d’erreur humaine. La grande polyvalence des machines intelligentes en fait des acteurs prometteurs dans les domaines de la santé et de la justice. Si les experts n’envisagent pas que les juges soient remplacés par des machines à l’avenir, l’intelligence artificielle peut aider à identifier plus rapidement les caractéristiques d’un procès, et parvenir plus facilement à des jugements impartiaux.
  • Avantages économiques : cette technologie promet également des bénéfices importants pour les industries concernées. La fédération internationale de la robotique (IFR) estime que d’ici à 2019, 42 millions de robots de services seront vendus à travers le monde, pour une somme avoisinant les 22 milliards de dollars. Une étude de Merrill Lynch, branche de la Bank of America, estime que d’ici à 2020 l’industrie de l’intelligence artificielle connaitra une hausse de 150 milliards de dollars. L’intelligence artificielle représente donc un secteur clé pour les domaines de l’informatique et les industries voisines, mais également pour accroitre les revenus d’une façon générale.
  • Projets futuristes : enfin, l’intelligence artificielle nourrit la volonté d’exploration humaine ; elle est déjà développée pour la recherche de nouvelles sources de pétrole ou pour contrôler des robots sur Mars. Il est probable que l’avancée des recherches sur l’exploration spatiale va également permettre de faire progresser celles sur l’intelligence artificielle.
Les principaux dangers de l’intelligence artificielle
  • Infériorité de l’humanité : l’un des risques possibles, qui a déjà été soulevé par la science-fiction est le développement d’une super-intelligence. On entend par là une intelligence capable de s’auto-développer et de s’affranchir de l’humanité. Les relations entre les humains et de tels robots pourraient devenir problématiques, dans la mesure où ces super-intelligences dépasseraient les humains et pourraient les dominer, selon les sceptiques. Les chercheurs considèrent toutefois qu’il est quasiment impossible de mettre en place une intelligence artificielle délibérément malfaisante. Le risque réel est que ces machines auto-apprenantes deviennent tellement compétentes dans leur domaine qu’elles développent des activités auto-suffisantes qui pourraient être dommageables pour l’humanité. Le débat actuel repose sur le fait de déterminer si et quand une telle perte de contrôle est susceptible d’advenir. Le FLI présente un résumé des mythes et des incompréhensions autour de la super-intelligence.
  • Dépendance à la technologie : les détracteurs de l’intelligence artificielle voient également en elle une perte de pouvoir de l’être humain, qui dépendrait de plus en plus de systèmes technologiques. Dans le domaine médical, par exemple, l’être humain devient un objet de plus en plus observé et surveillé par les machines, selon les opposants à l’intelligence artificielle. Il existe là un risque de perte une partie de notre intimité et de notre autodétermination. Ces inquiétudes ne s’appliquent pas seulement à la médecine mais  également à la surveillance vidéo assistée par l’intelligence artificielle, ou aux algorithmes intelligents sur Internet.
  • Protection des données et répartition des pouvoirs : les algorithmes intelligents sont capables de traiter de plus en plus efficacement des quantités de données croissantes. Mais le traitement de données par des technologies d’intelligence artificielle devient de plus en plus difficile à comprendre et à surveiller pour les humains. Le contrôle est en effet assuré uniquement par des entreprises et des experts disposant du savoir-faire technique suffisant. Ce risque d’une concentration des pouvoirs ne concerne évidemment pas que l’IA, mais tous les domaines informatiques à l’ère du numérique.
  • Bulles de filtres et perception sélective : le militant Internet Eli Pariser met en garde contre un autre danger de l’intelligence artificielle, un concept appelé les bulles de filtres. Sa théorie est que les algorithmes prennent de plus en plus d’importance et détournent les utilisateurs d’un contenu neutre ou opposé à leurs croyances, en leur montrant essentiellement des résultats sur lesquels ils seront susceptibles de cliquer, c’est-à-dire en accord avec leurs convictions. L’opinion des experts est que les algorithmes contribuent ainsi à accroitre une distance idéologique entre les individus. Une étude de Microsoft, publiée en 2016, enquête sur la disparité des informations reçues selon les différents utilisateurs à travers les bulles de filtres. Les résultats minimisent toutefois le rôle de l’intelligence artificielle : l’étude montre que des problèmes similaires existent dans le journalisme classique et que l’impact des nouvelles technologies n’a pas encore été réellement prouvé.
  • Influence de l’opinion : les critiques ajoutent que les technologies faisant appel à l’intelligence artificielle seraient susceptibles d’influencer directement l’opinion publique. Cette crainte s’explique par le recours à des technologies que leurs utilisateurs connaissent en détail, ou l’utilisation de social bots, qui influencent l’attitude du public. Le risque d’influencer l’opinion publique augmente donc à mesure que ces techniques se développent.
  • Technologie d’arme : un autre danger de l’intelligence artificielle réside dans son utilisation pour les armes. En 2015, des centaines de chercheurs et scientifiques spécialistes de l’IA ont, sous l’égide du FLI, mis en garde contre des systèmes d’armement autonomes mis au point grâce à l’intelligence artificielle. Parmi les signataires se trouvaient Stephen Hawking et Elon Musk, mais également le co-fondateur d’Apple Steve Wozniak et celui de DeepMind, Demis Hassabis. Dans une lettre ouverte, ils demandaient l’interdiction des technologies d’armement basées sur l’intelligence artificielle, qui pourrait d’après eux être déployée « sans contrôle humain sérieux ». La combinaison dangereuse de l’intelligence artificielle, ajoutée à la course à l’armement et à la menace nucléaire, est également pointée du doigt comme un danger supplémentaire par d’autres experts.
  • Marché du travail : l’un des risques les plus discutés de l’intelligence artificielle concerne la diminution des offres d’emploi. Les détracteurs de l’AI redoutent qu’elle ne rende les humains de plus en plus superflus, en raison du développement des robots spécialisés dans le nettoyage, le soin à la personne, ou encore les systèmes de transport autonomes. Les robots spécialisés dans les soins aux personnes âgées sont particulièrement controversés, dans la mesure où on leur reproche d’exercer un soin froid, inhumain, notamment pour des personnes en fin de vie qui nécessitent des attentions spécifiques.
  • Algorithme discriminant : l’intelligence artificielle produit souvent des résultats plus neutres que les humains, et c’est là l’un de ses nombreux avantages. L’IA fait toutefois preuve de discrimination envers les personnes handicapées ou racisées. Le chatbot Tay de Microsoft, par exemple, a imité les discours racistes en un rien de temps. Des technologies de sécurité ont classé des quartiers noirs comme « zones à problèmes », et les plateformes d’offres d’emploi proposent des offres mieux payées pour les hommes. Le problème est bien connu, le British Standards Institute a publié une version mise à jour de ses consignes éthiques à destination des robots. Il est toutefois difficile de mettre en œuvre ces consignes de façon absolument systématique, dans la mesure où chaque intelligence artificielle apprend d’elle-même au contact de son environnement. Les robots sont en effet le reflet de notre société et de notre culture, et perpétuent ainsi le racisme et le sexisme toujours présents.
Les techniques et champs d’application de l’IA
  • Machine learning : le terme machine learning désigne l’accumulation de connaissances grâce à l’expérience d’un système artificiel. Ces données d’apprentissage rendent le système capable de reconnaitre des modèles et des lois. Le machine learning fait appel aussi bien à l’intelligence artificielle symbolique que neuronale.
  • Deep learning : le deep learning est une sous-catégorie du machine learning, qui implique uniquement les réseaux de neurones artificiels. Ceci constitue la base de la plupart des applications utilisant l’IA.
  • Classification visuelle : elle est utilisée pour le développement de la reconnaissance des objets, des visages, des symboles et des textes.
  • Classification auditive : on l’utilise pour la reconnaissance vocale et la reconnaissance des sons.
  • Social computing : il permet d’analyser de nombreux contenus en ligne (réseaux sociaux, jeux en ligne, blogs, ou wikis). Les résultats obtenus servent d’échantillons pour interpréter les règles de conduite sur le Web. Le social computing contribue à développer des agents sociaux artificiels.
  • Analyse d’opinion : ce terme fait référence aux méthodes utilisées sur le Web pour recueillir l’opinion et le ressenti des utilisateurs sur des thèmes précis, des évènements ou des personnalités. L’analyse d’opinion permet également de traiter les demandes de clients de façon automatique ou personnalisée.
  • Service client (téléphone, Web) et assistance numérique : l’intelligence artificielle joue un rôle déterminant dans ce secteur, en particulier grâce aux programmes de reconnaissance vocale.
  • Algorithmes de recherche : l’intelligence artificielle est l’un des nombreux composants qui optimisent les algorithmes, dont l’importance dans les classements de recherche est en constante augmentation.
  • Robot d’indexation : ces robots, également appelé crawlers, sont utilisés par les moteurs de recherche pour sonder le Web à la recherche d’informations, et créer des index. Les robots d’indexation apprennent grâce aux exemples, et sont donc capables de tirer des conclusions pertinentes.
  • Système de vision informatisée : la vision informatisée, en particulier la reconnaissance faciale, est souvent utilisée dans le domaine de la sécurité, notamment pour la circulation et la surveillance des lieux publics. Mais de plus en plus de services tels que Facebook les utilisent également pour reconnaitre leurs utilisateurs. En effet, Facebook est désormais capable de reconnaitre un visage en particulier parmi des milliers d’autres, même s’il ne regarde pas l’objectif.
  • Joueurs virtuels et bots : le développement des jeux vidéo a permis à l’intelligence artificielle de créer des joueurs se comportant davantage comme des humains. Les bots, et les bots sociaux en particulier, ont été développés pour la stimulation des activités humaines sur le Web.
  • Simulation de groupe : l’intelligence artificielle peut servir à prévoir des schémas de comportements humains complexes en groupe. Cette technique est utilisée aussi bien pour les jeux vidéo que les technologies de sécurité ou l’analyse de dynamiques virales.
Programmes, Algorithmes et Initiatives de recherches de l’IA
  • RankBrain: RankBrain est un algorithme intelligent de Google, qui fut à l’origine développé pour mieux comprendre des requêtes longues et inconnues. En 2015, Google a fait savoir que RankBrain était en troisième meilleure position des 200 éléments de recherche de la recherche Google. C’est la raison pour laquelle RankBrain a une influence importante sur le SEO.
  • DeepMind: DeepMind est une entreprise achetée par Google en 2014, qui a mis au point de nombreuses technologies d’intelligence artificielle. Ses développements, dont RankBrain, sont intégrés à plusieurs applications et algorithmes de Google. L’une des IA de DeepMind a auto-entrainé sa mémoire en s’exerçant sur de vieux jeux Atari. L’entreprise a aussi développé AlphaGo, le programme qui a porté le jeu de go à un niveau de perfection inégalé. D’un point de vue technique, DeepMind ne repose pas uniquement sur un réseau de neurones, mais est également doté d’un système de mémoire à court terme, ce qui permet de simuler encore mieux les mécanismes de la mémoire humaine.
  • Inception : Inception est un réseau de reconnaissance d’image créé par Google, qui a instauré de nouveaux standards dans ce domaine.
  • Siri, Alexa, Cortana : les intelligences artificielles des assistants vocaux d’Apple, Amazon et Microsoft font désormais partie de la vie quotidienne de nombreux utilisateurs.
  • Watson : le programme de communication développé par IBM a été optimisé pour poser des questions et y répondre de façon naturelle. En 2011, il a participé au jeu télévisé Jeopardy! et a eu l’occasion de démontrer ses capacités, puisqu’il a gagné contre ses adversaires humains, avec un avantage de 2500 dollars. Il est depuis utilisé dans le domaine médical pour rassembler les données des assurés et étudier leur histoire médicale. En 2016, cette intelligence artificielle a créé de façon autonome la bande-annonce du film Morgan, à partir d’une centaine de bande-annonces qui ont nourri l’algorithme.
  • Cleverbot : le programme de communication instantanée Cleverbot apprend en communiquant avec des humains. Il s’agit d’un programme de chat open-source, qui a été classifié en tant qu’ « humain » après avoir obtenu 59,3% au test de Turing.
  • TensorFlow : le programme intelligent a été publié gratuitement en 2015, dans le cadre d’un projet de recherche. TensorFlow est depuis employé pour divers produits de Google, notamment la reconnaissance vocale, Gmail ou encore la recherche Google.
  • Facebook AI Research (FAIR)/Torch : Facebook a également développé son propre programme open-source d’intelligence artificielle, Torch, qui fait appel à des méthodes de deep learning.
  • Microsoft Emotion Recognition : cet outil permet d’identifier les émotions dans une image.

Source : https://www.ionos.fr/digitalguide/web-marketing/vendre-sur-internet/